Savoir gérer ses colères

Les aléas de la vie obligent, nous nous retrouvons confrontées quotidiennement à des situations qui nous mettent en colère. Du petit énervement jusqu’à la crise noire, nous n’avons pas toutes les mêmes capacités à maîtriser ses émotions.
Si vous lisez cet article, c’est que vous avez déjà franchi un premier pas très important dans la quête vers la zénitude : avoir conscience de ce problème.
Maintenant, il faut apprendre à contrôler ces excès et à transformer cette énergie en quelque chose de plus positif.
La colère est une sentiment d’irritation et de fureur qu’une personne peut ressentir lors d’une situation donnée. A répétition, cet état est très néfaste pour le physique et le moral mais également pour notre entourage.
Une fois que ce problème est là et reconnu, il faut apprendre à le gérer pour pouvoir vivre convenablement en société et avec soi-même. C’est un chemin qui peut être long et difficile, mais la volonté, si elle est bien présente, prime sur tout le reste.
Bien évidemment, on ne parle de problème que lorsque les crises sont récurrentes et intenses. Les exceptions, quant à elles, peuvent arriver à tout le monde.
Voici quelques pistes pour vaincre la colère :

Etat des lieux des conséquences

Nous allons raisonner à l’envers (les conséquences avant les causes), mais la meilleure motivation pour changer et devenir plus zen serait de se rendre compte des effets néfastes des crises de colères. Il est donc toujours utile de les rappeler.
– Effets néfastes sur notre santé, puisqu’un état de colère prononcé peut avoir des conséquences grave sur votre rythme cardiaque, entraîner une fatigue accrue, des douleurs et des problèmes de peau.
– Effets néfastes sur le moral. En plus de toutes ces énergies négatives, des sentiments comme la culpabilité, la haine ou la rancune n’apportent que du sombre dans notre quotidien.
– Effets néfastes sur notre entourage. Notre relation avec les autres en sera plus toxique, notre entourage proche en souffrira le plus. Un environnement tendu s’installera.
Prendre connaissance de ces résultantes accentuera certainement notre volonté de changer.

Détecter les signes de colère

 
Repérer les premiers symptômes physiques et personnels de la colère, vous permettra d’adopter une solution préventive juste à temps. Sur le long termes, cet exercice, plutôt forcé au départ, se transformera en réflexe.
Pour ce faire, il faut écouter son corps : que m’arrive-t-il quand je m’énerve?
Palpitations? Respiration forte, saccagée, rapide ou irrégulière? Rougeurs? Douleurs à la gorge? Etc.
Dès l’apparition de l’un de ces signes, vous vous entraînerez à vous maîtriser.
 

Clarifier les causes et les évaluer

 
En plus de travailler sur les symptômes physiques, nous allons apprendre à intervenir sur les causes pour les rendre plus banales à nos yeux.
Ainsi, il faut détecter les causes : une grosse fatigue, un cumul, un  voisin, vos enfants, etc.
Notez-les sur un papier, point par point sur la même colonne. Sur la colonne de droite, écrivez une solution éventuelle pour ne plus s’énerver à cause de ce fait avéré et répétitif.
Par exemple, la cause est : je fais tomber une fourchette. Solution : Compter jusqu’à 10 une fois la fourchette tombée.
Avant même de commencer à appliquer ces solutions, le fait d’écrire noir sur blanc ces causes nous permet d’en prendre conscience et de les considérer.
De plus, une fois que l’un de ces événements se reproduira, nous allons pouvoir prévenir cette colère instantanément en réalisant que nous sommes en train de vivre l’un de ces événements.
Aussi, il faut évaluer ces causes.
Dans cette partie, il est primordial d’être le plus objectif possible. De toute façon, nous le sommes généralement quand on est dans un état de calme et de sérénité. Il est donc très important de faire cet exercice hors période de crise.
Sur une note de 0 à 10, estimez le degré de sérieux de cette contrariété. En outre, répondez à la question « Trouvez-vous qu’il vaut la peine de s’énerver, au détriment de ma santé, à cause d’une fourchette tombée? ». Dans votre tableau, vous aurez donc une note par ligne.
Ceci dit, Vous verrez que, la plupart du temps, la réponse est non.
Bien évidemment, il y aura des faits difficilement corrigibles, mais la prise de conscience est le point le plus important ici.
Le fait de prendre le temps de mettre en évidence et d’estimer les faits qui vous mettent dans tous vos états est une première phase pour vous aider à relativiser.
 

Visualiser un replay de soi

Dans un moment de calme et de quiétude, demandez à quelqu’un de proche de  vous filmer pendant une prochaine crise. Le fait de visualiser par vous même à quel point ce n’est pas beau à voir et d’observer le monstre  qui sommeille en vous tout en action en dissuadera plus d’une.
La séquence vous fera réfléchir deux fois avant de vous transformer en loup-garou à nouveau.
Et cette méthode marche également pour les tics, les grimaces, les mauvaises habitudes, etc.

Quelques exercices pour se maîtriser

Une fois que le contexte est mis en place, des travaux pratiques sont indispensables pour accompagner le travail sur soi. Voici quelques idées non exhaustives :
– Évitez tout ce qui peut vous causer des crises de nerfs et qui peut l’être (une personne, un endroit, une activité, etc.). Éloignez-vous des choses toxiques et des fameuses causes que vous avez préalablement définies.
Si vous avez ressenti un risque, isolez-vous. N’aggravez pas les choses en insistant.
– Comptez jusqu’à 10 si une cause ou un symptôme vous alerte.
– Respirez profondément ou apprenez un exercice de respiration spécifique.
Ci-dessous un exercice de sophrologie très relaxant :
N’hésitez pas à associer vos exercices de respiration à des séances de yoga à domicile. Un moment de détente et d’accalmie garanti.
Voici  20 minutes de détente que vous pouvez vous consacrer quotidiennement:
– Apprenez à chasser le stress avec de la méditation guidée et la reconnaissance. Cette routine ne vous demandera pas plus de 15 minutes par jour et vous aidera à vous apaiser durablement.
– Une activité physique pour vous dépenser est primordiale pour chasser la fatigue et les mauvais ondes.
Aussi, privilégiez toute activité qui vous détend et qui vous fait passer un bon moment de zénitude, comme la lecture par exemple. A ce propos, des livres intéressants de développement personnel vous sont proposés. Ils peuvent vous aider à améliorer votre qualité de vie.
L’un de mes préféré est « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de  Raphaëlle Giordano.
– Vous pouvez également tenter la technique de libération émotionnelle. Il s’agit d’une méthode qui fait intervenir les zones énergétiques du corps pour vous libérer de toutes les pensées ou états négatifs qui vous incombent.
Pour en savoir plus et apprendre à la pratiquer, cliquez ici.
– Enfin, vous pouvez tenter la méthode de compensation. Elle consiste à mettre un montant (défini par vos soins) dans un tire-lire soigneusement fermé à chaque fois que vous succombez à une crise de colère. En plus de vous dissuader à force, vous vous constituez ainsi une jolie épargne.
Si vos colères persistent et sont de plus en plus fortes et fréquentes, le mieux serait d’aller consulter un spécialiste pour vous accompagner dans votre décision de changer.

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